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ACTION ENFANCE CAMBODGE

Blog officiel, Association humanitaire loi 1901

Angkor Vat, l'étreinte de la jungle et le langage des pierres

Publié le 28 Octobre 2012 par dans Art culture et traditions

  Dans notre rubrique Arts, Culture et Traditions

 

 

  Angkor Vat, l'étreinte de la jungle et le langage des pierres

 

Au nord de la ville de Siem Reap, l'ancien Empire khmer demeure depuis cinq siècles prisonnier de la jungle - ici le temple du Bayon (Angkor).
Au nord de la ville de Siem Reap, l'ancien Empire khmer demeure depuis cinq siècles prisonnier de la jungle - ici le temple du Bayon (Angkor). | Le Monde.fr / H. B.

 

Fin de mousson à Angkor au Cambodge. En septembre et octobre, les averses sont courtes et violentes. Ces torrents d'eau lavent le ciel, électrisent la lumière. Les couleurs claquent, rouge de la latérite, vert cru des rizières, gris aux reflets d'or des temples. Au nord de la ville de Siem Reap, l'ancien Empire khmer demeure depuis cinq siècles prisonnier de la jungle.

La forêt, brûlée par les mois torrides, renaît. Le lotus, symbole de pureté, s'épanouit. Les perroquets, perruches et autres volatiles s'en donnent à cœur joie, comme les singes et les écureuils peu farouches. Au début des années 1990, le silence de la jungle pesait. Dans les campagnes affamées, la moindre bestiole était bonne à consommer. La reddition des derniers fiefs khmers rouges ne fut signée qu'en 1998.

Saison bénie des dieux pour les Cambodgiens, la mousson ne fait pas l'affaire des touristes, qui désertent. L'occasion de retrouver un petit goût d'aventure sur les traces d'un André Malraux qui, à 22 ans, s'enfonçait avec Clara, sa femme, dans la forêt à la recherche des temples perdus et des bas-reliefs qu'il convoitait. Le jeune inconscient raconte dans La Voie royale comment il s'empara d'un linteau sculpté du charmant temple de grès rose de Banteay Srei.

Il s'agit de suivre les chemins de ronde qui verrouillent l'enceinte extérieure des deux grands temples, Angkor Vat et le Bayon, pour ensuite traverser la forêt par les allées latérales, ces voies royales qui conduisent, à l'ombre des géants, fromagers, gommiers, acacias, banians, jusqu'au pied des pyramides de grès. Une manière d'approcher le mystère qui entoure le plus impressionnant des sites archéologiques de la planète.

Avant de grimper sur les pyramides, il faut s'attarder sur les bas-reliefs sculptés dans le grès, formidables BD destinées à l'instruction du peuple qui courent sur les murs des galeries latérales. Celui d'Angkor Vat – "la ville qui devint une pagode", 82 hectares avec le temple-Etat aux cinq tours dédié à Vishnou, le dieu protecteur de la trilogie hindoue – est d'une grande finesse d'exécution. Sur 600 mètres de long sont illustrées les épopées du Mahabharata et du Ramayana, les faits de guerre du roi Suryavarman II, le Ciel et les Enfers. Epoustouflant.

Sur les flancs du Bayon, le temple du grand roi bouddhiste Jayavarman VII – aux trente-sept tours à quatre visages, représentant le roi lui-même en Bouddha regardant les quatre points cardinaux –, les bas-reliefs, de plus grossière facture, racontent le quotidien. Les chars à boeufs du XIIe sont les mêmes qu'aujourd'hui, comme le chaudron dans lequel le repas mijote sur un feu de bois. La femme épouille son homme, elle accouche, les enfants jouent, tandis qu'un pêcheur lance ses filets. Seul le crocodile qui dérobe un poisson a disparu.

PROIE DE LA JUNGLE

 

Angkor, ancienne capitale de l'empire khmer (IXe-XVe siècle), est à environ 300 kms de Phnom Penh. Le site comprend des dizaines de temples classés au patrimoine mondial de l'Unesco, dont le plus célèbre et le mieux conservé, le temple d'Angkor Wat.Angkor, ancienne capitale de l'empire khmer (IXe-XVe siècle), est à environ 300 kms de Phnom Penh. Le site comprend des dizaines de temples classés au patrimoine mondial de l'Unesco, dont le plus célèbre et le mieux conservé, le temple d'Angkor Wat. | Le Monde.fr / H. B.

 

Le parc archéologique d'Angkor, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1992, c'est 400 kilomètres carrés de forêt recouvrant la capitale assoupie de l'ancien Empire khmer, avec ses structures hydrauliques, réservoirs, canaux, bassins, digues, routes et temples. Les édifices religieux en grès sont les seuls rescapés de l'étreinte mortelle de la jungle. La mousson et les termites ont eu raison des maisons et palais de bois couverts de tuile et de chaume. L'unique témoignage est celui de Tcheou-Ta-Kouan qui après un voyage en 1296-1297 raconte la splendeur d'Angkor, le bain des dames dans les douves, sous l'œil intéressé des Chinois.

Chaque souverain marquait son territoire par un monument qui rivalisait de beauté et de grandeur. A la fois temple et mausolée, il n'était pas accessible au commun des mortels. Seuls les officiants, chargés de traiter le dieu-roi comme s'il était vivant, gravissaient les marches raides, étroites, des escaliers, jusqu'à la divinité, pour la laver, la nourrir, la vénérer, l'honorer en musique, avec des offrandes. Une coutume hindoue encore vivante en Inde.

Abandonnée au XVIe, sans qu'on en connaisse aujourd'hui la raison, ignorée des Occidentaux jusqu'au XIXe, la capitale de l'Empire khmer (802-1432) fut la proie de la jungle, des lianes et racines tentaculaires qui enserrent les pierres et les font éclater. Henri Mouhot, explorateur et géographe français, fut, en 1860, le premier découvreur d'Angkor. Depuis 1908, les archéologues de l'Ecole française d'Extrême-Orient (EFEO), installés sur place (sauf de 1971 à 1995, pendant la guerre civile), relèvent les ruines.

Dernier restauré, le temple-montagne du Baphuon, bâti en 1060, menaçait de s'effondrer. Ses 300 000 pierres avaient été déposées dans la forêt, avant l'arrivée des Khmers rouges. Il a été remonté, durant seize ans, sous la conduite de Pascal Royère, tel un gigantesque Lego. Ce chef-d'œuvre, le plus massif et le plus haut palais céleste d'Angkor, symbolise le mont Meru, la montagne cosmique, centre de l'Univers. A 35 mètres, les colonnes du petit temple qui aurait abrité le linga d'or, représentation de Shiva, émergent de la canopée.

Depuis 2005, Jacques Gaucher tente, lui, de lever les secrets d'Angkor Thom, la "grande ville" enfouie sous la jungle : 900 hectares, le Paris du XIIIe. Américains, Allemands, Japonais, Italiens.... sont aussi sur le terrain. Les monuments à relever ne se comptent pas.

Avant d'aborder les deux grands sanctuaires du XIIe et leurs deux millions de touristes par an, privilégier les édifices du IXe de la première capitale est la priorité. Avec son monastère plein de vie, parmi les manguiers et les bougainvillées, ses temples du Roluos, à taille humaine : Lolei, Preah Ko, Bakhong, aux chaussées bordées de frangipaniers, c'est toute l'atmosphère du Cambodge des campagnes qui revit.

Florence Evin

Carnet de route

 

Visites

Entrée du parc archéologique : 40 $ (31 €) pour trois jours, 60 $ (47 €) par semaine. Angkor National Museum, sur la route des temples, tous les jours de 9 heures à 20 heures : la statuaire rescapée et les mille bouddhas de l'âge d'or khmer.

Nuits

En ville, Viroth's, petit hôtel au design 1950, confortable, chambre double et petit déjeuner, 59 € (Viroth@online.com.kh).

Sur la route des temples, avec piscine : Pavillon Indochine, 50 €, petit déjeuner et transport en cyclopousse inclus (Pavillon-indochine.com). Et Samar Villas, l'atmosphère calme et raffinée d'une maison traditionnelle aux chambres meublées d'antiquités : 130 € la chambre double avec petit déjeuner et navette pour la ville (Samarvillas.com).

Tables

 10 € pour un copieux repas. Viroth's, excellente table. Et le Café Indochine, l'Escale des Arts, Cuisine Wat Damnak.

Avion

Vol quotidien de Paris à Siem Reap, via Hanoï ou Saïgon, sur Vietnam Airlines, à partir de 842 € (Vietnamairlines.com).

Forfait

Séjour de 5 nuits avec petit déjeuner au Samar Villas : à partir de 1 838 € avec vol de Paris, visites en voiture particulière, guide francophone, billets d'entrée sur les sites (Asia.fr).

 

Lectures

Angkor, cité khmère, de Claude Jacques et Michael Freeman, 232 pages, 27,95 €, Books guides. Voyages dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos, Henri Mouhot, 320 pages, 20 €, Arléa. Cambodge, guides Routard (14,90 €), Lonely Planet (18,51 €).

 

source :

 

http://www.lemonde.fr/style/article/2012/09/05/angkor-vat-l-etreinte-de-la-jungle-et-le-langage-des-pierres_1755873_1575563.html

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Vendredi 26/10, à 20H 45 sur France 3, Faut pas rêver consacrée au Cambodge

Publié le 26 Octobre 2012 par dans Aller au Cambodge

 

 Vendredi 26/10, à 20H 45 sur France 3

 

 l'émission Faut pas rêver consacrée au Cambodge

 

 Après 4 de guerre civile, le pays est en pleine renaissance à l’image de cette école de cirque de Battambang qui rayonne dans le monde entier, à l’image de ce jeune photographe Kim Hak de Phnom Penh, l’un des plus doués de sa génération, qui clame haut est fort : nous devons tirer un trait sur cette histoire et nous devons enfin nous réveiller, nous relever et bouger.

 A l’image des temples d’Angkor qui focalisent l’attention de millions de visiteurs.

 De ce voyage au cœur du Cambodge Tania Young et toute l’équipe de Faut pas rêver sont revenus avec des images attachantes et colorées, témoignages d’un peuple qui relève la tête.

 http://fautpasrever.france3.fr/?page=destination&destination=99

 

bonze 9

Ballet royal du Cambodge 

 

 

 Fruit 2

 

 

 

 

 

 Courses ordinaires ..devant le Bayon

 

 

 

 

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Amélie, Camille et Delphine, 3 élèves infirmières à l'infirmerie AEC à Phnom Penh

Publié le 22 Octobre 2012 par dans Bénévole

Les trois élèves infirmières de l'IFSI de Tours, Amélie, Camille et Delphine,  sont bien arrivée au Cambodge

Dès ce matin, nous avons organisé leur transfert à l'infirmerie, par transport local : le tuk tuk !

 

Les voici à l'infirmerie, en pleine conversation !

 

 

arrivée infirmières Tours Croix rouge

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Elles sont 3, élèves infirmières à partir demain au Cambodge

Publié le 18 Octobre 2012 par dans Bénévole

Elles sont trois, Amélie, Camille et Delphine, élèves infirmières de troisième année, à l'IFSI de Tours, à partir demain pour le Cambodge, en mission humanitaire.

Leesur stage de 5 semaines se déroulera à l'infirmerie AEC, elles travailleront directement avec Vy, notre infirmier local.

 

 

Présentation

   

infirmières Tours Croix Rouge

  Elles ne partent pas les mains vides, elles  ont organisé diverses collectes pour les enfants et l'infirmerie;

 

 

Leurs objectifs :

 

 participation aux missions et objectifs de l’association au Cambodge 

 

Collaboration avec l’infirmier du camp de base à  Phnom Penh et éventuellement celui de Battambang en province et notre correspondante locale qui supervise nos actions.

Formation/information réciproque :

 Infirmier local : sur sa connaissance des pratiques et pathologies locales,

Volontaires français étudiants : par leur technicité, leurs pratiques, leurs méthodologies, les aspects préventifs et de dépistages

Participation aux soins quotidiens

À la gestion technique, matérielle et organisationnelle de l’infirmerie

Vacations de soins dans les orphelinats éventuellement à celui de province à Battambang

Visite de chaque enfant, avec bilan :

-          mise à jour du carnet de santé individuel

-          étude de la courbe de poids et de taille

-          dépistage vision et soins dentaires 

-          rapport et synthèse des examens  et de l’état de santé des enfants à joindre au rapport de mission

 

Procédures

 

Maintenir à jour la liste des enfants dans chacun des orphelinats, de leurs carnets de santé

►Accueil et visite systématique à l’admission de chaque enfant, information sur le rapport infirmier

Protocoles de soins (pansements, antibiotiques)

Définir une liste type de médicaments à approvisionner systématiquement

Optimisation de la gestion du stock de médicaments

Dépistage vision et soins dentaires : campagne à lancer périodiquement

 

Handicap 

Suivi particulier et systématique des enfants en situation de handicap, établir la liste et les pathologies, établir un point sur le rapport mensuel

 

Prévention :

Public : les enfants et les nourrices

Effectuer des démarches de prévention sur l’hygiène, le Sida, les  MST

Education sexuelle : information/prévention pour les filles et les garçons, contraception

Carences nutritives

 

Méthodologie

Etudier la faisabilité d’établir des fiches techniques types, simples (en français), que l’association pourrait faire traduire en cambodgien et  en généraliser l’application

 

 

                             ==============================================

 

Bon voyage à Amélie, Camille et Delphine !

 

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Cambodge : un sanctuaire pour le dauphin du Mékong

Publié le 13 Octobre 2012 par dans Art culture et traditions

Cambodge : un sanctuaire pour le dauphin du Mékong

Une zone de 180 kilomètres sur le Mékong, dans le nord-est du Cambodge, doit protéger le dauphin de l’Irrawaddy menacé de disparition.

La zone de protection s’étendra de la ville de Kratié jusqu’à la frontière avec le Laos, selon l’édition en ligne du Jakarta Globe. La pêche y sera autorisée mais des ustensiles comme les nasses et certains filets, ainsi que les maisons flottantes, seront interdits du fait qu’ils risquent de blesser les dauphins. Le gouvernement a annoncé cette mesure à travers un sous-décret approuvé le 24 août par le premier ministre Hun Sen,  précise le Phnom Penh Post du 27 août. Selon les autorités, il resterait au Cambodge entre 155 et 175 de ces cétacés océaniques vivant en eau douce. L’année dernière, le Fonds mondial pour la nature (WWF) estimait pourtant leur nombre à seulement 85 individus.

Selon le sous-décret, la zone de protection « servira le secteur de l’écotourisme et préservera les dauphins ».

 

Michelle Owen, la directrice du WWF Cambodge citée par le Jakarta Globe, a salué cette décision qui « démontre l’engagement du gouvernement du Cambodge pour protéger cette espèce mythique et en danger ». Selon l’organisation de protection de la nature, le dauphin de l’Irrawaddy du Mékong est classé comme espèce en danger depuis 2004. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a également inscrit les dauphins de l’Irrawaddy du fleuve Mékong sur sa liste des espèces en danger critique d’extinction.

Le WWF précise que les filets maillants sont la principale cause de mortalité des dauphins adultes, dans lesquels ils s’étranglent, en plus d’un taux déjà anormalement élevé de mortalité aux causes incertaines, et de la dégradation de leur habitat naturel qui fait décliner leur population. Cette espèce de dauphins se rencontre également dans les zones côtières d’autres pays d’Asie du Sud-Est, notamment dans le fleuve Irrawaddy en Birmanie (ou Myanmar) et dans le Mahakam, en Indonésie.

SOURCE

http://asie-info.fr/2012/08/29/cambodge-un-sanctuaire-pour-le-dauphin-du-mekong-58610.html

 

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Campagne Anti Caries chez le dentiste pour 26 enfants

Publié le 7 Octobre 2012 par dans Vie à l'infirmerie et soins aux enfants

Après les distributions de brosses à dents et dentifrice à chacun des enfants , voici venu le temps d'aller chez le dentiste.

 

Au mois septembre, ceux sont 26 enfants qui ont été conduits dans un cabinet dentaire de Phnom Penh et ont  pu bénéficier de soins.

Mais avant, Il  faut  aussi organiser le déplacement des enfants qui y sont emmenés en tuk tuk (mobylette avec une cariole ) depuis leurs orphelinats.

 

Toutes les dépenses de soins dentaires et déplacements, avec l'accompagnement par la nounou auxilaire familiale AEC , sont intégralement pris en charge par notre association, grace au soutien de nos adhérents et donateurs.

 

Quelques images : 

 

visites chez le dentiste oct 2012

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